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 Enfants de la Vienne, jeunes Ponticauds, Nous sommes les fils de cette race fière, campés sur les bords de la belle rivière.  

   

                                  A la crotte de poule,Photothèque Paul Colmar - Le poisson soleil, Archves municioales 20Fi165.

 Au 20eme siècle, dans les années 30/70, des lieux emblématiques procuraient aux ponticauds, et aux autres bien sûr, de quoi se restaurer et s'amuser. La crotte de poule, chez le père Jeammot, mais aussi au poisson soleil situé sur l'autre rive.  Restaurations, Guinguettes, auberges débits de boissons. Il est assez facile de se procurer des renseignements sur ces deux établissement restés dans la mémoire collective.

Pourtant, entre-autres établissements des environs, il y en avait un autre qui a fait les beaux jours du quartier des Ponts. "CHEZ VITRAT" et là force est de constater que nous avons les plus grandes peines à nous procurer photographies et documents. Les très anciens s'en souviennent encore, mais leurs souvenirs sont flous et parfois se contredisent. C'est le cas de mon papa, 91 ans en septembre 2020, il y allait se baigner et danser en 1950 avec une jeune fille qui devendra ma maman.  

Mais aujourd'hui il ne se souvient plus de l'endroit, les grands travaux des années 70/80 ont complétement modifié le secteur. Moi même j'ai eu le plus grand mal à situer l'endroit, pourtant au début des années 70 j'y allais moi aussi, on verra plus bas pourquoi.   

  (Google Maps) Voilà j'ai enfin trouvé, CHEZ VITRAT se trouvait là, au point rouge sur l'image ! Du moins l'entrée. Les installations se trouvant elles plus loin en direction de la Vienne. A cette époque l'avenue des Casseaux s'appelait  Route du Palais, et bien évidemment la route entre l'avenue des Casseaux et la Vienne n'existait pas, des prés s'étendaient jusqu'à la berge de la belle Rivière, permettant aux baigneurs de profiter du soleil étendus sur leurs serviettes. Ces mêmes baigneurs pouvaient aussi profiter du bar et de la guinguette. Bar/ guinguette d'abord en matériaux bois, puis plus tard en dur, ce qui la fera surnommer par certains habitués " le Blockhaus"

 On pourrait croire que l'Histoire s'arrête là, mais pas du tout. Je préfère préciser qu'aujourd'hui il ne reste plus rien ni aucune trace de ce que fut cette guinguette et de ce qui lui succéda ! J'ai pu vérifier par moi même in-situ, et d'ailleurs comme le montre aussi Google Maps.

Il y avait aussi un autre endroit prisé par la jeunesse pour la baignade. Là aussi j'ai arpenté les bords de Vienne à maintes reprises et questionné les gens que je croisais, mais sans succès. Et pour cause !

Quelques personnes, dont mon père, m'ont parlé de cet endroit comme idéal à la baignade. A coté d'une écluse, en remontant la Vienne et en allant sur le Palais.Il faut préciser qu'il partait du Port du Naveix. En suivant ces recommandations j'ai remonté la Vienne à pieds sur la berge, mais à part l'écluse du Poudrier, dans le secteur, point d'autres ! Bon la refonte du quartier a changé les alentours, mais la Vienne s'écoule toujours au même endroit. J'ai questionné et requestionné beaucoup de monde.

La solution est venue de deux personnes rencontrées près de l'ancienne caserne des CRS. J'ai demandé si ils connaissaient un endroit dans les environs qui, dans les années 50, se nommait "CHEZ VITRAT" La réponse fut bien entendu négative, pensez-vous les années 50 !    

                                         La caserne de la CRS20 en bord de Vienne, détruite elle aussi. - Archives municipales 6Fi1638 -

J'allais partir quand soudain j'ai pensé à l'écluse, je reformulais donc ma question est là Eurêka, Oui, il y a 3 ou 4 ans, peut-être moins, la ville a fait procéder à la destruction d'une écluse pour permettre aux saumons de passer. En tout cas c'est la raison évoquée par ces deux personnes que je remercie vivement. Mais mon esprit à ce moment là était bien loin du sort des saumons. Mais savez-vous où était cette écluse ? bien sûr, on voyait les travaix d'ici.  

  Une image Google Maps datant de quelques années confirma le lieu exact. Encore une fois précisons que toutes ces routes à l'époque n'existaient pas. Je dois avouer avoir été un peu ému par cette découverte. Cette écluse n'existe plus ne la cherchez pas ! Elle se trouvait au niveau du pont des casseaux, pont sur l'A20. Quant aux saumons, on remarque qu'ils avaient le passage au milieu de cette écluse !   

                                                   Image Google Maps qui nous permet de mieux situer l'écluse par rapport au pont de l'A20.

► Les années s'écoulèrent et "CHEZ VITRAT" va diversifier ses activités par la création d'un camping. Un peu étonnant quand même car le camping municipal ne se trouvait à cette époque qu'à quelques centaines de mètres de là, rue Proudhon, en direction de l'octroi puis du Port du Naveix. Cliché ci-dessous.  

                                                                     Le camping municipal de la rue Proudhon - archive Fi1592 -   

copyright ponticauds.com

 Le Camping "Chez Vitrat" Cette carte postale confirme ce qui a été dit plus haut, les prés s'étendaient jusqu'en bord de Vienne. Cette carte est datée de 1964. (je possède cette carte qui malgré les années est fort bien conservée) 

copyright ponticauds.com

 Au dos de la carte postale, un vacancier ou une vacancière a écrit quelques mots, mais le plus important reste le tampon ! Le tampon et le numéro de téléphone, car il a son importance, nous le verrons plus bas.  

Et pourquoi pas une boîte de Nuit :L'idée n'est pas saugrenue, les années 60 permettent à la jeunesse de s'émanciper davantage, et pour ce faire on va danser au " VROUM VROUM " Bon quand on questionne quelques anciens ont se rend vite compte que le vroum vroum est toujours dans les mémoires, un peu plus quand même que " chez Vitrat " et pourtant ! Mais si on veut être complet sur l'historique il nous faut dire ceci ! Chez Vitrat - Le Pop Circus - Le Bus Palladium - le Vroum Vroum - le Club 87. Telles sont les différentes appelations du lieu.

On pense à notre époque, à juste titre, que la publicié est partout, envahissante, mais on a aussi tendance à penser que " dans le temps " ce n'était pas pareil ! Sûrement car la télévision n'avait pas la place dans les foyer qu'elle a aujourd'hui. Mais dans les revues ou programmes écrits ce n'est pas la même chose. En feuilletant une revue de la fin des années 60 j'ai pu le constater. Beaucoup de publicité.

Cela m'a surpris et un peu agacé. Entre La Fiat 128, l'électricien Branca, ou d'ailleurs un de mes oncles a travaillé, les travaux du bâtiment COPRECO, la BMW 1600C, Mamanbébé, le Central Hôtel ................... Il y en a vraiment beaucoup de la Pub .........Je continue ma lecture et soudain ! le VROUM VROUM !   

copyright ponticauds.com

 Mais vraiment, il faut chercher et encore chercher pour trouver des documents en rapport. En plus je ne l'ai pas remarqué tout de suite, mais le numéro de téléphone, oui le numéro, c'est le même que celui du camping " chez Vitrat "

Mais peut-être que comme moi vous étiez trop jeune pour aller danser au VROUM VROUM, si tel est le cas vous avez été certainement danser au CLUB 87, qui lui aussi est resté bien en mémoire, et qui se trouvait au même endroit dans les années 70. Je ne sais pas quand ce club (Coco Perrin) a fermé, vraisemblablement au début des années 80 quand le quartier a été complétement réamanagé.Le pont des Casseaux, les nouvelles routes ..........La fin du Vroum Vroum et le début du Club 87 marquent sans doute la fin de l'aventure 'VITRAT" en ce lieu, mais les documents sont tellement rares aujourd'hui. Même la série lancée par le Populaire du centre à l'été 2018 sur " Les nuits d'hier " semble avoir oublié ce lieu ! quelques phrases par ci par là l'évoque, mais aucune photographie contrairement aux autres night club évoqués dans cette série.   

Je redis encore une fois qu'il ne reste plus rien de ces endroits, que les bulldozers ont rasé et renivelé le lieu. Rien, pas tout à fait, il reste les souvenirs, et peut-être que, vous qui lisez cette page, vous pourrez l'enrichir avec vos propres souvenirs et vos documents. Je dois dire aussi que lors de mes recherches j'ai été confronté à des avis contradictoires sur le lieu exact, à quelques dizaines de mètres près s'entend ! Mais quand nous allions "au 87" dans les années 70, point de GPS et de Google Maps ! 

 

 ► La patinoire : Je ne parle pas de celle que l'on connait aujourd'hui, mais de celle qui a enchanté petits et grands des années 60/70 . Elle se situait à l'emplacement de ce qui est aujourd'hui l'échangeur des Casseaux. Pas très loin, à coté même de "CHEZ VITRAT / VROUM VROUM / CLUB 87.  Elle se verra détrôner par un nouvel équipement d'une capacité de 900 places assises, construit par la SELI en 1979 et inaugurée en 1982 : La patinoire actuelle, elle même construite sur les terrains de la rue du Naveix et de l'auberge de la "crotte de poule"  Enfants de la Vienne, jeunes Ponticauds, nous sommes les fils .........................  

Lettre de novembre 1972 qui démontre clairement l'emplacement de cette patinoire privée dont la construction doit remonter à 1967. Deux autre emplacement avaient été choisis, dont un à coté du camping municipal rue Proudhon.

Le Hockey club est fondé en 1970 après les Jeux olympiques d'hiver de 1968 à Grenoble sous l'impulsion de Jean Berthier et il faut attendre dix ans pour voir l'équipe accéder à la division 2 du championnat français.

Mais le club n'est pas autorisé à monter de division, en raison de sa patinoire qui n'est pas aux normes. La direction du club décide alors de construire une nouvelle patinoire pour remplacer l'ancienne. La Patinoire municipale des Casseaux est inaugurée en 1982 et à la fin de la saison, Limoges rejoint enfin la division 2 puis près de vingt ans plus tard, l'équipe accède enfin à la première division.  

                                                                    Une soirée de gala au début des années 70 à la patinoire.

 ►On danse aussi à Limoges ; ainsi, en 1948, note-t-on l’existence de dancings qui existaient depuis quelques années (on dansait au Régent sous l’Occupation) : au Central-Hôtel, à la Taverne du Lion d’Or, à l’hôtel Jeanne d’Arc, à celui du Faisan (où débarquent les rugbymen le dimanche en fin d’après-midi après leur match) ; au café Le Sully (passage Mermoz, rue Jules Guesde, où se produit le jazzman Jean-Marie Masse), au Globe (place Haute-Vienne), à La Coupole (place de la République), au Cyrano (idem), à la brasserie Luc (idem). Dans les années 1950 (et parfois dans les années 60), des orchestres font la joie des jeunes danseurs en costumes ou en jupes, du samedi soir et du dimanche après-midi dans de nombreux lieux de tailles différentes dont l’entrée est généralement payante: ainsi au cirque-théâtre municipal, avec les musiciens sur la scène et les danseurs sur la piste circulaire au centre de la salle ; dans les salons de la préfecture, où l’ambiance est un peu plus guindée ; au Cercle de L’Union et Turgot, dans un magnifique immeuble du boulevard de Fleurus ; dans ces lieux, les jeunes danseuses parfois adolescentes sont chaperonnées par leurs mères. On danse encore à l’hôtel de la Paix place Jourdan (où les odeurs émanant des cuisines réveillent les papilles) ; au-dessus du centre de tri place Maison-Dieu ; à l’étage du bistrot Le Tabarin, rue Aristide Briand, non loin de la passerelle ferroviaire en fer en contrebas de l’école du Grand Treuil ; aux Mutilés, une belle petite salle à l’étage d’un café de la rue Montmailler ; à la salle Saint-Aurélien, rue Dupuytren ; à l’étage encore du Cheval blanc, rue de Nexon. 

Chez Vitrat, une guinguette en bord de Vienne route du Palais, où les clients n’hésitent pas à quitter la terrasse ou la piste pour aller faire quelques brasses dans la rivière ; aux Pâquerettes, route d’Aixe ; ou bien encore aux Lilas, où le chef d’orchestre René Louis fait des prouesses. Parmi les orchestres : l’Alhambra, dirigé par un artisan peintre en bâtiment ; celui de Nicolas Ferrero ; celui encore de Canero. De nombreux musiciens animent donc la vie de la ville mais progressivement, c’est en boîtes de nuit que les jeunes vont aller danser dans les années 70 et après – vers 1981, l’une d’elle Le Number One, dans le quartier de la cathédrale, accueille même les jeunes adolescents le mercredi et le samedi après-midi en ne proposant que des boissons sans alcool. Quelques bars continuent cependant à inviter des orchestres live ; parmi eux : Le Royalty, place de la République. A la fin des années 90, les Anciennes Majorettes de la Baule, rue Haute-Vienne, devient l’épicentre des soirées limougeaudes, avec diverses animations (musicales, théâtrales, poétiques) et expositions. L’écrivain-poète Michel Houellebecq vient fredonner ses œuvres extraites de Rester vivant & autres textes et l’on y croise les chanteurs, musiciens ou artistes, en représentation à Limoges, après leur spectacle. Le ravivol, sorte de punch maison, y connaît un succès mérité. (Source Laurent Bourdelas)

 

Les cinémas :  

 Le Rex créé en 1929 à la suite du Nouveautés Palace, place de la répubique. Ici fin des années 40 - Archives Municipales 20Fi735 - A l'affiche Trois de la Marine. 

                                     Le Club en 1956, place de la république - Archives Municipales 20Fi744 - A l'affiche Liane la Sauvageonne.  

                                                Le Star, Place de la république 1973 - Archives Municipales 20Fi739 - A l'affiche l'exorciste.

 

 

  

 

 

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