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 Enfants de la Vienne, jeunes Ponticauds, Nous sommes les fils de cette race fière, campés sur les bords de la belle rivière .   

 En préambule, l'usine de porcelaine GDA, faubourg des Casseaux en novembre 2020 (JLH)  


   

    

   

                                                                                      Plaques sur le mur de l'usine à l'entrée.

►Remontons le temps .......

 

L'usine de porcelaine GDA. A droite le faubourg des Casseaux et à son bout à gauche l'entrée de la rue du Masgoulet, puis en tournant à droite l'actuelle rue Donzelot. La date de ce cliché m'est inconnue. Années 40 / 50. Usine de porcelaine Alluaud, puis Charles Field Haviland, puis G.D.M., puis G.D.A., puis S.L.G.P., puis Royal-Limoges.

Historique : En 1816, François Alluaud fils fonde cette usine de porcelaine qu'il exploite en association avec son frère Jean-Baptiste Clément sous la raison sociale Alluaud Frères. Appelée couramment l'usine des Casseaux, elle fut implantée sur ce site en raison de la proximité du port du Naveix, où arrivait par flottage le bois nécessaire aux fours. Après le retrait de Jean-Baptiste en 1823, François Alluaud s'associe entre 1839 et 1845 à ses fils Victor et Amédée, puis à son gendre Vandermarcq. Des extensions sont réalisées vers 1851, 1865, 1866 et 1870.

Après la mort d'Amédée en 1872, et celle de Victor 4 ans plus tard, l'usine est reprise en 1876 par le mari d'une petite fille de François Alluaud, Charles Field Haviland, cousin germain des porcelainiers limougeauds Charles et Théodore Haviland. Malgré la modernisation des équipements, dont l'installation d'une machine à vapeur en 1879, et l'extension des locaux en 1878, il est contraint, face à la concurrence, de céder en 1881 son usine à la société Gérard Dufraisseix et Morel (G.D.M.) , à laquelle sont associés les héritiers Alluaud. En 1890 Morel quitte l'entreprise, qui, avec l'arrivée d'Edgar Abbot en 1900 prend le nom de G.D.A.. De nouveaux ateliers sont construits de 1901 à 1905. En 1949 la société porcelainière Céramine, spécialisée dans la fabrication de porcelaine pour l'industrie, occupe une partie des bâtiments, jusque dans les années 1970. En 1960 l'usine de porcelaine Lanternier quitte ses locaux de la rue Cruveilher pour s'installer sur le site des Casseaux. G.D.A. et Lanternier forment alors la Société Limousine de Gestion Porcelainière (S.L.G.P.) prise en gérance par Jean-Claude Delaygue, père de l'actuel directeur, Lionel Delaygue. Avec d'autres entreprises porcelainières, S.L.G.P. crée en 1972 une filiale au Dorat (87) , Doralaine. En 1989, S.L.G.P. devient la société Royal-Limoges. L'usine est touchée par deux incendies importants en 1981 et 2001, qui ont modifié profondément les bâtiments et les équipements. Un vaste atelier a été construit aux côtés des bâtiments anciens suivants : bureau, conciergerie et logement patronal de 1816, atelier de décors de 1878, bâtiments des fours du dernier quart du 19e siècle et ateliers de fabrication de 1901-1905. Un magasin d'usine a été installé en 2003, auquel doit être ajouté un musée d'entreprise en 2004.

 L'usine est équipée dans un premier temps de 2 fours à globe, puis de 3 en 1841, de 5 en 1855, de 6 en 1864, pour atteindre le nombre maximum de 9 à la fin du 19e siècle. En 1859 une partie des fours au bois sont convertis à la houille. Leur capacité était estimée à 312 m3 en 1885, 415 m3 en 1870, 600 m3 en 1914, 770 m3 en 1925, 200 m3 en 1950. La mécanisation de la fabrication des assiettes au début des années 1870 entraîne l'installation d'une machine à vapeur. L'usine emploie 181 ouvriers en 1841 dont 21 femmes et 22 enfants, 368 ouvriers en 1852 dont 62 femmes, 225 à 300 entre 1865 et 1870, 400 en 1873, 70 ouvriers décorateurs en 1895, 170 en 1914, 487 ouvriers dont 242 femmes en 1926, 100 salariés en 1980, 85 en 2003. Source Ministère de la Culture.  

 Site de l'usine de porcelaine Gibus et Redon au 7 faubourg des Casseaux. Alexandre CHASTAGNER reprend l'usine en 1945, mais devant la vétusté des locaux, il fait construire en 1958 une autre usine au 20 faubourg des Casseaux. (voir ci-dessous) Source porcelaine Chastagner.  

 L’essor de son activité lui permet de fait construire en 1958 une nouvelle manufacture, mais l’activité décroit à partir de la fin des années 1960.Rachetée en 1998 par la Société de Coutellerie et d’Orfèvrerie Française, l’entreprise ferme officiellement ses portes en 2002. Cette nouvelle usine fut rasée en 2004. source porcelaine Chastagner.

   

Caserne des Bénédictins, archives municipales 6Fi1526,années 30, A droite la caserne en cours de démolition 1940, Archives municipales 6Fi1500.

Un morceau du Faubourg des Casseaux avant sa destruction, car comme le quartier des Ponts, celui des Casseaux sera lui aussi détruit et remodelé. Archives municipales 6Fi1695.  

   

                                                           Archives municipales 6Fi1461 et 6Fi1462 - Les Casseaux dans les années 30.    

                                                             Faubourg des Casseaux dans les années 30 - Archives municipales 6Fi1473.  

   

                                                         Quelque habitations des Casseaux, archives municipales - 6Fi1475 et 6Fi1669 

                                                            Bois et Charbon FAURE aux Casseaux - Archives municipales 6Fi1472.

                                                    Faubourg des Casseaux en 1958, les cycles Glandus, archives municipales 31Fi38  

                                                  Tannerie RUDEUIL-BOYER, 4 faubourg des Casseaux, archives départementales 46Fi13284.

 Les Limougeauds reconnaîtront-ils cet endroit ? Un corps de ferme à gauche, une grange à droite. Un petit coin de campagne à la ville. C'est le faubourg des Casseaux et la rue Proudhon, dans les années 1950-1960, du temps où les touristes l'empruntaient pour aller dresser leurs tentes et poser leurs caravanes au camping municipal, au bord de la Vienne. Tout a disparu avec l'aménagement de l'échangeur des Casseaux. Seule subsiste de cette époque révolue deux grandes maisons. Photothèque Paul Colmar, source le populaire du centre 2013.  

                                           Le camping municipal des Bords de Vienne, rue Proudhon en 1963 - Archives municipales Fi1595  

                                                     Les démolitions du quartier des Casseaux ont commençé, archives Municipales 31Fi39.  

                       Les Casseaux en cours de démolition, archives municipales 31Fi36 - Plus que de vieilles pierres, c'est des vies qui sont " démolies " 

 Archives municipales 6Fi1639 - Le quartier a été complétement remodelé, pourtant la Vienne est toujours là, il faudra un nouveau pont ! En 1982 le pont des Casseaux voit le jour et il commence à enjamber la belle rivière, Enfants de la Vienne, jeunes Ponticauds, nous sommes les fils ...................

 

 

 

 

 

 

 

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